3 articles sur le bronzage

2. Oui au bronSAGE !
par Loraine Cordeau
Journaliste spécialisée en radiation ultraviolette, l’auteure puise ses informations auprès de médecins, scientistes et épidémiologistes interviewés aux congrès internationaux sur la lumière. Sa lettre fait suite à l’article intitulé « Bronzage sauvage » publié dans La Presse du 16 mai 2004.
Pourquoi les Brésiliennes et les Hawaïennes développent-elles moins de cancers du sein que les New-yorkaises ou les Bostoniennes ? Pourquoi les Italiens du sud sont-ils moins sujets au cancer de la prostate que leurs congénères du nord ? Comment se fait-il que l’étude menée auprès de 100 000 employés de la marine américaine ( Norfolk, Virginie) a révélé que le personnel de bureau était plus apte à développer des problèmes de peau que leurs collègues travaillant à l’extérieur, sur les bateaux ? Autant de situations et statistiques qui ont mené des centaines de chercheurs à scruter en profondeur, depuis plus d’un demi-siècle, les effets réels du soleil, cet astre mystérieux sans lequel la vie sur terre ne pourrait exister.
La sommité dans le domaine est incontestablement Dr. Michael F. Holick, Ph. D., MD., cet éminent professeur de médecine, dermatologie, biophysique et physiologie lequel a mis sur pied la clinique Vitamin D, Skin and Bone au Centre Médical Universitaire de Boston. Objectif, franc et fort bien documenté, son récent ouvrage « The UV Advantage » (1) fait la lumière sur les méfaits et les bienfaits inhérents à la radiation ultraviolette tels que constatés par les plus grands chercheurs du monde entier.
Préoccupée par la perte osseuse alarmante (jusqu’à 3% par semaine) de leurs astronautes en mission spatiale, la NASA a mandaté Dr. Holick pour qu’il développe une lumière ultraviolette à leur intention. Pourquoi ? En raison de l’incontournable photosynthèse de vitamine D3 que ses précieux rayons UVB permettent de produire. S’il n’est pas jumelé à la vitamine D3, le calcium ne se fixe pas dans l’organisme. D’où les problèmes croissants de rachitisme chez les enfants, d’ostéomalacie chez les adultes et d’ostéoporose chez nos aînés privés d’ensoleillement, n’est-ce que quelques mois par année. Ce que moult omnipraticiens qualifient malgré eux d’arthrose ou d’arthrite rhumatismale « normale » et incurable. Dommage, car on pourrait y remédier. Alors, si ces chers UV sont si nocifs comme certains le prétendent, pourquoi ne pas se contenter de faire avaler aux personnes privées de lumière naturelle de l’huile de foie de morue ou des suppléments vitaminiques ? « Parce que s’ils sont pris en faible quantité, ils sont éliminés par l’organisme; s’ils sont consommés en abondance, ils peuvent s’avérer toxiques. La radiation ultraviolette comble 90% de nos besoins en V-D » répondent d’emblée les spécialistes.
En janvier dernier, le journaliste britannique Oliver Gillie entreprit de relater dans la publication « The Independent » (2) l’incroyable métamorphose cutanée des êtres humains qui, à l’origine, arboraient tous une pigmentation foncée; au fur et à mesure que les colonisateurs allaient s’établir plus au nord de l’Europe, leur épiderme pâlissait proportionnellement, histoire de mieux capter les rayons solaires de plus en plus rares dans les latitudes élevées. Autre phénomène remarquable : les femmes et les enfants avaient tendance à avoir la peau plus claire que les hommes en raison de leur besoin accru de calcium. Sacrée nature!
L’article de M. Gillie énumère aussi les maladies officiellement imputables à la carence en vitamine D, en hausse considérable voire épidermique depuis l’émergence des campagnes anti-ultraviolets et de super badigeonnage de crèmes FPS, notamment chez les personnes de race noire car celles-ci ont besoin de s’exposer aux UV de 6 à 10 fois plus longtemps pour maintenir un sain niveau de V-D. Ainsi, Alzheimer, arthrite rhumatismale, autisme, cancers divers (sein, ovaires, prostate, côlon, vessie, estomac, rein), maladies cardiaques et circulatoires, carie dentaire, dépression saisonnière, kystes, lymphomes de Hodgkin, déficiences du système auto-immunitaire, diabètes I et II, douleurs physiques, hypertension, infections respiratoires (pneumonie, tuberculose), maladie de Crohn, ostéoporose, ostéomalacie, Parkinson, rachitisme, psoriasis, schizophrénie et sclérose en plaques, entre autres, affectent étonnamment plus les gens qui vivent dans l’hémisphère nord et ceux qui naissent en hiver. Lorsque madame Lortie écrit : « Pour faire le plein de vitamine soleil, exposez simplement le dos des mains au soleil pendant 10 minutes, trois fois par semaine », on a envie de hurler! Les tests démontrent clairement que de novembre à mars, notre ensoleillement n’est pas suffisamment puissant pour remplir sa tâche. « D’où la pertinence des appareils de bronzage comme alternative », conclut Dr. Holick dans ses conférences. La logique même suggère qu’on dose nos expositions selon notre type de peau (il en existe 6), notre âge (les personnes âgées ayant aussi besoin de s’exposer plus longtemps), notre position (latitude par rapport à l’équateur, altitude, saison, heure du jour, conditions climatiques, matières réfléchissantes telles que eau, neige et sable), nos antécédents de bronzage etc.
Comment une poignée de dermatologues qui brillent par leur absence aux congrès et symposiums sur la lumière peuvent-ils cracher sur les appareils commerciaux de radiation ultraviolette alors que des milliers d’entre eux utilisent des modèles davantage puissants, dans leurs propres cabinets, pour traiter psoriasis et autres maladies cutanées ? Plusieurs envoient même leurs patients à des salons de bronzage avec prescriptions svp.
De quel droit osent-ils dénigrer le comportement de Santé Canada qui a la conscience de se tenir au diapason des développements et faits médicaux ? Parce qu’elle utilise le terme « surexposition » sur ses étiquettes de mise en garde?
Pourquoi persistent-ils à vouloir terroriser la population en brandissant le mot « cancer » pour désigner des affections bénignes alors que le mélanome malin a tué, en 2003,
3. « Le soleil est essentiel au maintien de la santé »
- Dr. Michael F. Holick, Ph.D. MD.Terrorisés à l’idée de s’exposer au soleil suite aux blitz anti-UV, nous mourrons par millions, tués par nos carences en vitamine D. Dr. Michael F. Holick, professeur de médecine, physiologie et dermatologie, chef d’endocrinologie, diabète et métabolisme au Centre Médical de Boston, aussi directeur du Centre de Recherche sur la lumière et la peau de Boston, a tenu à freiner cette épidémie silencieuse en résumant dans un recueil intitulé « The UV Advantage » ses études et celles d’une centaine de collègues. Leurs expériences cliniques font état des méfaits et bienfaits des rayons ultraviolets, ces derniers s’avérant de plus en plus évidents et cruciaux pour notre survie et longévité.
Quels bienfaits procure l’exposition solaire?
Imaginez la frénésie qu’engendrerait une firme pharmaceutique si elle annonçait l’invention
d’une pilule qui permettrait, à la fois, de prévenir cancers, attaques cardiaques, hémorragies cérébrales, ostéoporose, symptômes prémenstruels et divers troubles du système auto-immunitaire? Cette « drogue » existe, mais pas sous forme de comprimé; c’est le soleil!
Ses rayons UVB produisent la vitamine D3, laquelle s’avère essentielle pour maintenir dans l’organisme nos niveaux de phosphore et de calcium et, par conséquent, une saine ossature. Lorsqu’ils en sont privés, les enfants sont sujets à développer le rachitisme (actuellement en recrudescence) et la carie dentaire, les adultes l’ostéomalacie, soit le ramollissement des os, et les aînés l’ostéoporose laquelle cause 40 % des fractures de hanches.
L’exposition régulière et modérée au rayonnement solaire contribue aussi à :
- régulariser le rythme circadien (cycles de sommeil et d’éveil), et à prévenir certains troubles affectifs : Alzheimer, autisme, dépression saisonnière, schizophrénie et SPM;
- soulager douleurs rhumatismales et fybromyalgie;
- diminuer les risques de développer les cancers ciblant côlon, estomac, ovaires, prostate, reins, seins, utérus et vessie;
- réduire hypertension, accidents cardiaques et circulatoires;
- protéger de la sclérose en plaques,du diabète, de l’arthrite rhumatismale, des infections respiratoires (pneumonie et tuberculose), et de la maladie de Parkinson.
- produire une sensation de bien-être général, provoquée par la production d’endorphine B. Enfin, nombreux sont les dermatologues qui prescrivent la radiation ultraviolette pour traiter diverses affections cutanées dont le psoriasis.
Est-il vrai que la NASA s’intéresse aux ultraviolets?
Oui. Elle a même mandaté Dr. Holick pour qu’il développe une lampe à l’intention des astronautes puisqu’ils perdent, en mission, jusqu’à 3 % de leur masse osseuse par semaine. Il en est de même de zoologistes soucieux de guérir la dégénérescence osseuse des reptiles en captivité.Qu’est-ce que le processus de bronzage?
Les rayons UVA et UVB émis par l’astre solaire et\ou les appareils de bronzage travaillent en synergie. La mélanine stimulée par les UVB est ensuite oxydée par les UVA ce qui fonce la pigmentation et érige un hâle, bouclier naturel contre les irradiations excessives.La vitamine D est-elle disponible sous d’autres formes?
V-D est rare dans les aliments. On la trouve dans les poissons gras et l’huile de foie de morue. Ingérée oralement, la vitamine D synthétique a une longévité restreinte et peut provoquer des intoxications. Elle s’avère donc insuffisante.Y a-t-il des dangers à s’exposer au soleil ?
Pris de façon dosée et modérée par les personnes aux types de peau II à VI, le soleils’avère des plus bénéfiques. Les personnes au type de peau I (teint ultra clair, yeux et cheveux pâles) doivent toutefois s’abstenir.
L’exposition chronique excessive peut augmenter les risques de dommage cutané, de vieillissement prématuré et cancer de peau. Facteurs héréditaires, tabagisme et diètes riches en gras contribuent au mélanome.
Pour leur part, les personnes de race noire doivent s’exposer de 10 à 20 fois plus longtemps pour maintenir un sain niveau de V-D dans leur organisme.
En tout temps, l’épiderme doit être bien hydraté, et les coups de soleil (érythèmes) évités.
Notons que de novembre à mars, le spectre solaire dans les régions situées au nord de la latitude 35 (Virginie) est insuffisant pour produire la photosynthèse de V-D, d’ou la pertinence des appareils de bronzage.
Bronzer dehors ou en cabine, est-ce pareil?
Les lits de bronzage reproduisent fidèlement le ratio UVA\UVB du soleil. Les séances s’avèrent plus sécuritaires puisqu’elles prennent place dans un environnement hautement contrôlé. Depuis la fondation de l’Association des Salons de Bronzage du Québec (ASBQ) en 1995, le personnel exploitant est formé pour personnaliser les séances en fonction des types de peau et antécédents des personnes. À la fine pointe de la technologie, les appareils contemporains assurent confort, fiabilité et détente dans un milieu exempt de stress.Sources : « The UV Advantage » de Michael F. Holick, P.h.D, MD, et Mark Jenkins
www.ibooks.net
Oliver Gillie, « The Independent », 25.01.04

